Interopérabilité et exploitation

La réussite du déploiement et de la commercialisation d’un nouveau réseau d’infrastructures de boucle locale nécessite de s’appuyer sur un système d’informations (SI) fondé sur des données fiables et consolidées, et interopérables avec l’ensemble des systèmes déjà en place dans l’écosystème. La Mission Très Haut Débit a ainsi engagé des travaux avec l’ensemble des acteurs pour les sujets suivants :

Interopérabilité des systèmes d'informations

Pour la définition des protocoles d’échange nécessaires à la commercialisation des réseaux déployés, la Mission Très Haut Débit s’appuie sur le groupe Interop’Fibre qui concourt depuis plusieurs années à l’interopérabilité des réseaux FttH par la normalisation des processus et des flux d’échanges d’information inter-opérateurs concernant le déploiement des réseaux, les commandes d’accès et le service après-vente. Les protocoles ainsi établis sont disponibles et mis à jour régulièrement sur le site web du groupe Interop'Fibre.

Pour compléter les travaux conduits par le groupe Interop'Fibre, la Mission Très Haut Débit a initié une étude portant sur les problématiques d’interopérabilité des processus SI liées au déploiement des réseaux d’initiative publique FttH dans le cadre du Plan France Très Haut Débit. L’objectif de cette étude est d’évaluer les conséquences liées à la multiplicité des réseaux d’initiative publique FttH sur un mode de fonctionnement aujourd’hui fondé sur des échanges bilatéraux entre opérateurs, y compris opérateurs de réseaux d'initiative publique, et d’apprécier la capacité des réseaux d’initiative publique à bien appréhender les enjeux en termes d’interopérabilité des processus SI dans le cadre du fonctionnement actuel du groupe Interop’Fibre notamment. Il s’agira dans le cadre de l’étude de proposer des pistes d’évolution pour mieux structurer les processus d’interopérabilité afin de faciliter l’exploitation commerciale des réseaux d'initiative publique et permettre la venue des opérateurs et fournisseurs d'accès nationaux.

Les conclusions de cette étude sont attendues au quatrième trimestre 2015.

Un référentiel d'adresses commun

Pour assurer le déploiement et la commercialisation des réseaux FttH, il est essentiel qu’un référentiel d’adresses, unique et commun, puisse être utilisé par l’ensemble des acteurs du secteur. La Mission Très Haut Débit soutient le projet de base d’adresses nationale (BAN) - associant ETALAB, l’IGN, La Poste, et OSM. Elle travaille également avec l’ensemble des acteurs du secteur, notamment le groupe Interop’Fibre, pour définir sous quelles conditions la BAN pourrait devenir la base d’adresses de référence dans le cadre du Plan France Très Haut Débit.

Depuis le 15 avril 2015 (communiqué de presse), la première version de la base adresse nationale est en ligne en Open Data.

Un modèle conceptuel de données commun

Il est indispensable d’assurer l’interopérabilité des données d’informations géographiques concernant le référentiel de l’infrastructure de génie civil et des réseaux fibre optique déployés.

L'Association des villes et collectivités pour les communications électroniques et l'audiovisuel (AVICCA) porte depuis janvier 2015 l’élaboration et le maintien d’un modèle conceptuel de données commun : GraceTHD. Le modèle a été standardisé par la COVADIS en version 2.0 en décembre 2015. La communauté des acteurs du FttH se fédère autour de GraceTHD et contribue activement à ses évolutions via la plateforme Redmine et des groupes d’expert réguliers.

La Mission Très Haut Débit est associée au comité de pilotage du projet GraceTHD dans le cadre de ses objectifs d'harmonisation opérationnelle.

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